Les marchés et produits financiers à connaître

Pour investir sur les marchés financiers, il existe une multitude de possibilités. Différents produits vont vous permettre d’atteindre des objectifs différents, selon le potentiel de gain et le risque associé. Nous allons voir dans cet article, les différents marchés financiers et les produits qu’il est possible de trader.

Graphiques - Marchés et produits financiers

Les différents marchés financiers

Il est important de définir le terme « marchés financiers », qui regroupe :

  • Le marché actions, le plus connu, communément appelé « bourse »

    Dans chaque pays, on retrouve une place boursière, avec en France la bourse de Paris, devenue Euronext Paris, faisant partie du groupe NYSE Euronext. C’est le marché préféré des particuliers qui apprécient d’investir dans des parts de sociétés qu’ils connaissent. Le CAC 40 est l’indice principal du marché actions Français, avec les 40 plus importantes capitalisations boursières, mais il en existe d’autres comme le SBF 120 (sociétés du CAC 40 + 80 sociétés suivantes parmi les 200 plus importantes capitalisations boursières d’entreprises françaises). En France, c’est l’AMF qui est chargé de réguler, d’informer et de protéger les investisseurs (http://www.amf-france.org/).

 

  • Le marché des taux (marché de la dette)

    Composé lui-même du marché monétaire (court terme, avec les bons du trésor, les certifications de dépôts…) et du marché obligataire (obligations …). C’est un marché qui a une importance économique considérable, des titres de dettes sont émis par des États, des sociétés, des entités publiques… Les volumes traités sur le marché de la dette sont très important (bien supérieurs à ceux du marché actions) !

 

  • Le marché des changes (ou Forex pour Foreign Exchange market)

    Premier marché en termes de volume d’échanges (ouvert 24h/24 du dimanche soir au vendredi soir). Avec la mondialisation des activités humaines, le Forex avec l’achat et la vente de devises étrangères, selon des taux de change qui varient sans cesse, se développe fortement. Les devises les plus échangées (plus de 90% des échanges totaux) sont : le dollar (USD), l’euro (EUR), le yen (JPY) et la livre sterling (GBP). La situation économique (taux de croissance…), les politiques monétaires, les taux d’intérêts, l’inflation, la situation géopolitique… tous ces facteurs vont influer sur la confiance et la demande d’une monnaie avec en conséquence son appréciation.

 

  • Le marché des matières premières

    Il centralise les échanges de pétrole, or, argent, cuivre, gaz, blé, café… dont les cours vont varier selon l’offre et la demande. La confrontation de critères à court terme (taux de change, météo, géopolitique, prix des hydrocarbures, spéculation) et des données structurelles (politiques économiques, commerciales, innovations technologiques) va impacter l’offre et la demande et en lien le prix des matières premières.

 

  • Le marché des produits dérivés

    Ce marché organisent l’échange de produits dérivés (dont les sous-jacents peuvent être une action, une obligation…), qui sont en réalité des contrats entre deux parties qui fixent les flux financiers futurs. La valeur d’un produit dérivé dépend donc de l’évolution de la valeur de son actif sous-jacent dans le temps (peut servir à couvrir un risque futur (taux de change par exemple) mais de nos jours surtout à spéculer du fait des positions à fort effet de levier, voir les CFD ci-dessous !).

 

Des produits financiers à connaître

Zoom sur les actions :

Acheter des actions, c’est devenir propriétaire d’une partie d’une entreprise, c’est-à-dire actionnaire. Les investissements sont possibles dans tous les secteurs de l’économie (santé, énergie, alimentation, nouvelles technologies…) et dans tous les pays du monde. Avant d’acheter des actions en bourse, il faut donc analyser en détails la société visée, afin de déterminer le potentiel de hausse du cours et le risque associé. Les deux grandes familles d’analyses sont l’analyse technique (qui se concentre sur l’étude graphique des cours d’une action afin de prévoir son évolution future) et l’analyse fondamentale (analyse financière, comptable, analyse de sa stratégie globale, innovations, partenariats…), les investisseurs sont souvent spécialisés sur une technique d’analyse mais coupler les deux est encore mieux.

En devenant actionnaire, on gagne en général le droit d’obtenir des dividendes, qui sont une partie des bénéfices de la société.

 

Zoom sur les obligations

Une obligation est une reconnaissance de dette. Détenir une obligation, c’est donc détenir une part de la dette d’une entreprise ou d’un État qui s’engage à rembourser à l’échéance prévue.

Afin de rémunérer les acheteurs d’obligations (qui prêtent et mettent leur argent  à disposition), des coupons sont versés de manière régulière, tous les trimestres, an… ou plus rarement in fine, à l’échéance.

Les obligations étant échangées librement sur le marché obligataire, voient leur cours varier. Pour en savoir plus sur les obligations, lisez ce dossier sur le site de l’AMF.

 

Zoom sur les devises

Nous l’avons vu ci-dessus, le Forex centralise l’échange des monnaies. Les devises s’échangent par paire (achat et vente simultané), avec par exemple la paire EUR-USD ou USD-GBD.

Les investisseurs particuliers (souvent lorsqu’ils débutent en bourse) sont nombreux à intervenir sur ce marché puisqu’il est très liquide (possibilité d’investir de petites sommes et de réaliser facilement des transactions), n’est pas directement soumis aux frais de courtage,  permet de profiter d’effets de levier à manier avec prudence (gain potentiel *100 mais également pertes potentielles*100 par exemple) et est accessible 24h/24.

 

Zoom sur les CFD

Littéralement, Contract For Difference (Contrat De Différence en français), les CFD sont des produits dérivés qui vont répliquer les mouvements d’un actif sous-jacent. Le CFD, est un contrat qui permet d’échanger la différence de valeur d’un actif entre la date de souscription du contrat et la date à laquelle  le contrat est clôturé. Le panel d’actifs sur lesquels il est possible de se positionner, sans les détenir directement en portefeuille, est très large. Il existe des CFD sur les devises, sur les actions, sur les matières premières, sur les indices…

Les CFD doivent être en revanche utilisés par des investisseurs aguerris, en effet l’intérêt principal de ce produit financier est l’effet de levier qu’il autorise. Ainsi, l’investisseur va augmenter son exposition sur les marchés financiers, en déposant comme couverture seulement une partie de la valeur totale de son ordre.

Prenons un exemple avec un indice CAC 40 à 4000 points, vous pensez que le CAC va atteindre les 4200 points, vous achetez un CFD CAC 40 pour spéculer sur la hausse. Votre courtier propose un effet de levier de 20, ainsi vous n’avez besoin que de 200 euros pour cette position. Deux cas :

– le CAC 40 atteint les 4200 points, vous vendez votre CFD avec un gain de 200 euros (4200 – 4000).

– le CAC 40 baisse jusqu’à 3800 points, vous vendez pour couper vos pertes qui s’élèvent à -200 (3800 – 4000). Vous avez donc perdu la totalité de votre investissement de départ.

Ainsi pour accéder à ces produits dérivés il est nécessaire d’avoir des connaissances pointues pour ne pas se bruler les ailes, d’ailleurs la plupart des courtiers en ligne exigent l’ouverture d’un « compte expert » pour acheter et vendre des CFD. Pour en savoir plus sur les avantages et modalités de trading pour ce produit financier, consultez cette page sur les CFD.

 

Zoom sur les OPCVM

Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières, les OPCVM sont des fonds financiers composés de plusieurs titres (différentes classes d’actifs ou zones géographiques, par exemple un OPCVM peut-être spécialisé sur les marchés asiatiques). Ainsi les épargnants peuvent acheter des parts d’un OPCVM et ainsi diversifier automatiquement leur investissement grâce aux différents titres présents en portefeuille. Il faut distinguer 2 grandes familles d’OPCVM : les FCP (Fonds Commun de Placement) et les SICAV (Sociétés d’investissement à Capital Variable), la différence majeure entre les deux étant le capital initial nécessaire à la création.

Des experts (les gérants) sont chargés de composer et de suivre les portefeuilles de titres de chaque OPCVM afin d’assurer aux clients les meilleurs couples rendement/risque. Ce type de gestion financière est appelée « gestion pour le compte de tiers ».

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