Selon les derniers chiffres de la FNAIM pour le deuxième trimestre 2019, les prix de l’immobilier sur l’ensemble de l’Hexagone ont progressé de +2,3% par rapport à la même période l’an dernier, pour atteindre 2 246 € le mètre carré en moyenne. La tendance est à la hausse dans la plupart des grandes agglomérations de France. Explications.

Prix immobilier villes françaises

Paris : des disparités entre la capitale et son aire urbaine

Sans surprise, la ville où les prix au mètre carré sont les plus élevés reste Paris avec une moyenne de 9680 € pour les appartements d’après les données issues du “Baromètre immobilier des notaires”. Comparé au reste de la région parisienne, on constate un écart de  près de 4000 €, où la valeur moyenne tombe à 5 838 € le mètre carré.

Ainsi dans la capitale, avec un budget moyen de 150 000€, il est uniquement possible d’acquérir des surfaces équivalentes à un petit studio. L’alternative ? S’éloigner un peu. Pour le même budget, et à une heure de Paris, dans la ville d’Orléans, on peut par exemple espérer 60 mètres carrés de plus.

Lyon : une nette progression constatée

Parmi les grandes villes où les prix ont le plus augmenté pour le 2ème trimestre 2019, Lyon affiche  une progression bien au dessus de la moyenne nationale, avec une hausse de +5,7% pour la Ville des Lumières.

D’après un récent baromètre SeLoger, Lyon devient même la deuxième ville la plus chère de France, et détrône ainsi Bordeaux qui occupait cette place jusqu’à alors. Il faut désormais compter 4794 € du mètre carré dans la Capitale des Gaules, contre 4593 € pour la Ville endormie, soit un écart de 200 €.

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Bordeaux : un ralentissement de la hausse des prix

Après des années de boom immobilier, renforcé par l’arrivée de la LGV en 2017, la capitale gironde connaît une décélération de la hausse de ses prix immobiliers depuis le début de l’année 2019. Celle-ci se fait en effet à un rythme quatre fois moins élevé qu’en 2018 (+3,8% contre +16,2%). Un retour progressif à la normale qui devrait bénéficier à de nombreux futurs acquéreurs et investisseurs.

Toulouse : une ville qui fait exception

Toutes les grandes villes françaises ne suivent cependant pas cette tendance à la hausse, comme c’est le cas de la Ville rose où les prix médians pour les appartements anciens affichent une baisse de -0,9% sur les trois derniers mois, d’après les dernières données chiffrées du site spécialisé prix-immobilier-toulouse.fr.

Des transactions en hausse sur l’ensemble de la France

Le constat global affiche un nombre de transactions en augmentation, 985 000 ventes observées sur 12 mois, à la fin mars. La barre des 1 millions de transactions pourrait alors être frôlée pour l’année 2019 dans l’Hexagone. Principale raison ? Des taux d’intérêt attractifs, des conditions d’emprunt assouplies et des rendements locatifs élevés dans les grandes villes.

Même si les prix sont à la hausse pour ce deuxième trimestre 2019, l’évolution a toutefois ralenti par rapport à 2017, où elle était alors de +4,3%.