Anticiper une future crise financière

Anticiper une future crise financière
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Vous l’avez probablement entendu autour de vous : à la télévision, au travail, à la radio, sur les réseaux sociaux etc.

Beaucoup disent que la crise financière est imminente.

Certains ont déjà clôturé la totalité de leur compte titre ou PEA. D’autres hésitent, stoppent leurs versements programmés et attendent…

Que devons-nous faire ? Quelle est la meilleure stratégie à adopter ?

La pire erreur des investisseurs lors des crises économiques…

L’investissement sur les marchés financiers est une histoire de psychologie.

Le prix d’une action est déterminé par le principe de l’offre et de la demande. C’est-à-dire la confrontation d’une personne désirant une action à un certain prix et une autre souhaitant la vendre à un autre prix.

Le cours de l’action est déterminé au moment où le vendeur et l’acheteur se mettent d’accord sur le prix.

Bien que la grande majorité des transactions financières sont aujourd’hui réalisées par des ordinateurs, nous comprenons l’enjeux de la psychologie, propre à l’homme, sur les marchés financiers.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous observons une succession de hausse et de baisse sur les marchés financiers.

Tout d’abord, il y a l’euphorie où les épargnants se ruent sur les marchés financiers. Ce qui entretient la hausse et les achats compulsifs. Les cours sont tellement hauts, ils ne peuvent que monter !

Vient ensuite la chute. Le krach boursier.

Les cours baissent brutalement. Tous les investisseurs se dépêchent de revendre leurs actions pour limiter la casse. Ils constatent avec douleur leur moins-values.

Et l’histoire se répète…

Pourtant, il est possible de sortir de ce schéma qui appauvri les épargnants peu avertis.

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Comment limiter ses pertes dans un contexte de crise financière ?

Afin de limiter ses pertes, il est important de respecter quelques principes de base relativement simple.

La pire erreur serait de se retirer des marchés. En effet, la plupart des investisseurs perdent de l’argent sur les marchés financiers parce qu’ils entrent justement sur les points hauts et sortent durant les krachs boursiers.

Acheter cher et vendre au rabais n’est évidemment pas une technique qui fonctionne.

Règle n°1 : respecter la durée d’investissement

N’importe quel type d’actif a une durée d’investissement recommandée. Celle-ci est donnée par l’AMF, qui est l’autorité des marchés financiers.

Aussi appelé horizon de placement, cette durée n’est pas fixée par hasard.

Elle correspond à la durée d’un cycle de marché.

Chaque type d’actif (action, obligation, immobilier ou même cryptomonnaie) voit son cours fluctuer en cycles de hausse et de baisse. C’est ce que l’on appelle le cycle de l’investisseur.

En retenant un cycle comme l’horizon de placement, nous diminuons fortement le risque de constater des pertes.

Par conséquent, le cycle d’investissement d’une action est de 5 à 10 ans (selon sa nature), l’immobilier a un cycle d’environ 10 à 15 ans etc.

Règle n°2 : la diversification

Qui n’a jamais entendu : « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? ».

L’investissement ne fait pas exception.

Vous devez diversifier chaque classe d’actif : plusieurs actions sur votre PEA, plusieurs fonds en unité de compte sur votre assurance-vie et ne pas s’arrêter à un seul bien immobilier par exemple.

La diversification s’applique également sur la nature des placements eux-mêmes. Ne composez donc pas votre patrimoine uniquement de biens immobiliers.

Ainsi, en cas de chute de la valeur d’un des actifs, la hausse d’un autre viendra compenser votre perte précédente. Mis à part quelques exceptions, vous trouverez toujours une grande classe d’actif qui performera une année où l’investissement n’a pas été incroyable.

Règle n°3 : I’investissement progressif

Ne nombreux épargnants investissent de manière erratique. Ils font des virements vers leur assurance-vie ou leur compte titre lorsqu’il y pense.

Ce n’est pas la bonne manière d’investir en bourseEn effet, la somme déposée par l’épargnant sera influencée par l’environnement économique. Il suffit que les marchés financiers se portent bien pour que l’épargnant investisse davantage.

A contrario, il ne mettra pas un centime sur une action en période de baisse des marchés.

Ainsi, l’épargnant n’aura acheté des actifs qu’à des prix élevés… Difficile de gagner de l’argent dans ce cas !

En revanche, s’il investi de manière régulière, il pourra se procurer des actifs à des prix bas, notamment lors des périodes de baisse des marchés.

Puisque le prix de n’importe quel actif évolue selon une succession de hausse et de baisse, il s’assure d’acheter à un prix moyen.

Certes, il est possible d’acheter moins cher mais qui peut se vanter de savoir à quel moment le prix d’une action est au plus bas ?

Moduler son allocation d’actif en fonction du marché

Il est également possible de modifier son allocation de portefeuille en fonction du contexte économique.

Par exemple, nous vous conseillons de diminuer votre exposition aux marchés financiers lorsque ceux-ci sont élevés. Comme cela sera le cas lorsque le CAC40 dépassera les 5 500 points.

En revanche, vous pourrez renforcer vos positions si les marchés baissent. C’est-à-dire lorsque le CAC40 se situera sous les 4 500 points.

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