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Investir dans l’immobilier en Suisse

Investir dans l’immobilier en Suisse
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Dans notre série « Investir dans l’immobilier à », nous nous intéressons cette fois à la Suisse. Chaque année, le cabinet d’audit financier Ernst & Young publie un rapport intitulé « Baromètre du marché de l’investissement immobilier Suisse ». Dans le dernier rapport publié, en début d’année 2016, Ernst & Young souligne : « Le pays reste attrayant pour les placements immobiliers en 2016. 91 % des sondés considèrent la Suisse comme un site d’investissement attrayant, voire très attrayant».

C’est surtout en comparaison avec ses voisins que la Suisse se démarque. Contrairement aux pays qui l’entourent, la stabilité du marché suisse rassure les investisseurs. Néanmoins, il n’est pas si simple pour les investisseurs internationaux d’investir en Suisse à cause d’une législation propre à la Confédération helvétique. Alors investir en Suisse lorsqu’on est étranger, fausse bonne idée ? Nous allons tenter d’y répondre.

Investir immobilier suisse

Une législation particulière

Afin d’éviter une envolée des prix de l’immobilier comme c’est le cas à Londres notamment, les autorités suisses ont mis en place une législation particulière. Il n’est pas possible d’acheter un bien immobilier en Suisse si l’on n’est pas suisse ou résident, au sens fiscal, dans le pays.

Il existe deux exceptions : les étrangers peuvent acheter de l’immobilier commercial et peuvent acquérir des résidences secondaires dans les zones touristiques. Comme par exemple dans les stations de ski les plus prisées de Suisse qui sont considérées comme zones touristiques. C’est ainsi que dans des villes comme Gstaad ou Verbier, près de 80% des biens immobiliers sont détenus par des étrangers. Ces zones très touristiques se prêtent parfaitement bien à la pratique de la location saisonnière.

Néanmoins, depuis le 1er janvier 2013, la construction de résidence secondaire n’est plus autorisée si la part de résidences secondaires dépasse déjà 20 % dans la commune. Enfin depuis le 1er juillet 2012, 10% du prix d’achat d’un bien immobilier doit venir d’un apport personnel. Cette dernière mesure qui a provoqué un débat en Suisse vise à éviter l’explosion d’une bulle spéculative immobilière.

Investir dans l’immobilier en Suisse reste attrayant

La législation est certes lourde et contraignante, surtout si l’on est étranger et ne vivant pas en Suisse, mais la situation actuelle tend à prouver qu’il est néanmoins intéressant d’investir chez nos voisins helvètes. La stabilité du marché immobilier suisse est l’atout majeur. L’étude d’Ernst & Young confirme que les prix des surfaces de bureaux et des surfaces de vente situées dans des zones de premier ordre resteront stables tout comme le prix des immeubles résidentiels. La grande majorité des sondés table même sur une stabilité des prix de l’immobilier résidentiel dans les zones de second ordre.
De plus, comme l’explique le groupe Moneypark, pour les résidents suisses, l’évolution des taux hypothécaires apportent un autre point intéressant. Les taux hypothécaires n’ont jamais été aussi bas en Suisse depuis 2011, comme le démontrait le mois dernier, le quotidien la Tribune de Genève.

Un marché peu spéculatif

Si vous cherchez à investir dans l’immobilier dans un but spéculatif, la Suisse n’est peut-être pas le meilleur endroit. En effet, comme évoqué précédemment, la législation imposante vise à mettre à frein à la spéculation sur le territoire helvétique. De plus, les prix stables du marché ne jouent pas en faveur de forts retours sur investissement à court terme. L’étude du cabinet d’audit Ernst & Young va dans ce sens en confirmant que « le réinvestissement judicieux de capital restera difficile en 2016 ». Rolf Bach, Executive Director du secteur immobilier chez Ernst & Young Suisse va même plus loin : « Les acteurs gardent leurs investissements ». La quête de rendements passe donc obligatoirement par une augmentation des investissements à risques. Les professionnels du secteur s’accordent à dire que ce sera même l’une des grandes tendances du marché dans les années à venir.

Investir dans l’immobilier en suisse lorsqu’on est étranger reste donc compliqué, d’autant plus que la législation tend à se durcir. Pour les ressortissants étrangers vivant en Suisse cela est plus simple. La stabilité du marché ainsi que des taux avantageux pourront convaincre. Néanmoins, le marché suisse se prête peu à la spéculation et un fort retour sur investissement passera quasi obligatoirement par un investissement à risque.

Si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure, prenez le temps de vous renseigner sur le site internet des autorités helvétiques.

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