L’endettement des États, une crise programmée

Note :

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire un article plus axé économie! Il est important de connaître l’environnement dans lequel on évolue, en connaître les règles…

Pourquoi l’État est-il si endetté ?

Au départ, la création monétaire était assurée par la banque de France qui permettait de réguler la masse monétaire en circulation. Cependant, cela a changé…

Les États ne peuvent plus recevoir d’argent directement de la part de la BCE depuis la loi Pompidou-Giscard d’Estaing du 3 janvier 1973 pour la France et son équivalente pour les autres pays Européens (Article 104 du traité de Maastricht). Or pour continuer à fonctionner ils doivent obtenir de l’argent provenant de quelque part. C’est à partir de là que Giscard D’Estaing (et d’autres) qui était lui-même banquier à l’origine a choisi de privilégier les intérêts des banques privées avant ceux des États et de leurs citoyens.

Ainsi, les États sont obligés d’emprunter auprès des banques privées et de payer beaucoup d’intérêts. Bien sûr, la gestion des fonds publiques peut aussi être remise en cause mais malheureusement, ce sont les intérêts de la dette qui plombent les bilans des États, le cercle vicieux de la dette ne s’arrête plus. La France a accumulé plus de 1300 milliards d’euros d’intérêts depuis 1980 pour une dette publique d’environ 1700 milliards d’euros.

Dettes des états

Grâce à ce graphique, nous voyons que la France n’est pourtant pas le plus mauvais élève…

Il y a comme un problème ?

De même, les particuliers, les entreprises doivent emprunter auprès des banques. L’essentiel de la monnaie de l’économie est issue des crédits bancaires. C’est ce qu’on appelle la création monétaire par le crédit. Le problème est que lorsque ces derniers sont remboursés alors la monnaie disparaît. L’économie est donc totalement dépendante et prisonnière de la propension de ses acteurs à emprunter (États, ménages, entreprises).

Les banques privées peuvent prêter presque sans limite (elles doivent selon les accords de Bâle détenir en fonds propres 8% des fonds prêtés). Cependant, comme le montre cet article, elles sont loin de respecter les règles ! Et même si elles ont un souci de réserves, la BCE est là pour leur prêter à un taux très bas leur permettant ainsi de continuer à toucher le pactole grâce aux intérêts des crédits.

Je trouvai important de revenir sur ce point d’économie qui montre l’absurdité du système. Les États continuent à emprunter pour payer les intérêts de la dette déjà existante !

Pour compléter l’article, cette vidéo est très bien réalisée :

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